L’audit ergonomique passe votre site au crible des usages réels pour supprimer les obstacles qui freinent la compréhension et l’action.

Il vérifie la facilité à trouver l’information, la lisibilité des pages, la hiérarchie des contenus, la clarté des boutons et des liens, la qualité des intitulés et des messages (y compris les messages d’erreurs), ainsi que la cohérence des états d’affichage (chargement, absence de résultat, confirmation, erreur).

Comme la bouteille de Cousteau qui a supplanté le scaphandre — même utilité, meilleure utilisabilité —, l’objectif est d’offrir la même fonction en beaucoup plus simple à vivre.

L’analyse croise des constats issus de grilles expertes et des données d’usage (parcours, recherches internes, cartes de chaleur avec Clarity ou ContentSquare) pour produire des décisions priorisées et des exigences de conception qui nourrissent le cadrage (CCTP/AMO), les gabarits ergonomiques et le système de design.

À quoi ça sert ?

L’audit ergonomique allège l’effort de compréhension : des pages épurées, des intitulés clairs et une navigation explicite rendent chaque étape immédiate. Il facilite l’accès aux contenus et services essentiels en corrigeant menus, filtres, recherche et maillage interne, afin que les entrées prioritaires soient visibles dès le haut de page.

Il sécurise les parcours importants — demande, don, inscription, prise de rendez-vous — du premier clic jusqu’à la confirmation, en supprimant les blocages de forme et de fond. Il garantit l’inclusion en intégrant les exigences RGAA/WCAG dès l’amont (contrastes suffisants, focus visible, alternatives, navigation au clavier, titres hiérarchisés).

Enfin, il appuie les arbitrages de refonte ou d’amélioration continue grâce à un plan d’action priorisé et des indicateurs cibles partagés, tout en réduisant les coûts cachés (support, reprises, abandons) grâce à des parcours plus courts, plus justes et plus autonomes. Ainsi la réflexion sur l’arborescence intervient tôt pour éviter les structures « descendantes » calquées sur l’interne plutôt que sur les besoins réels des visiteurs.

Le saviez-vous ?

Le « burger » sur ordinateur de bureau masque les entrées. Sur desktop, un menu « burger » réduit la découvrabilité des rubriques et diminue l’exploration. Les recommandations du Nielsen Norman Group le déconseillent au profit d’un menu visible : les options clés doivent être présentes sans clic supplémentaire, surtout pour des sites de service public.

Quand l’activer ?

  • Utile lors d’une refonte pour fixer les exigences d’expérience, mettre en évidence ce qui fonctionne déjà et cibler les irritants à éliminer, en alimentant les spécifications fonctionnelles et les gabarits ergonomiques ;
  • Pertinent en amélioration continue pour concentrer l’effort sur les zones à fort impact — formulaires, navigation, recherche, contenus clés — puis mesurer les effets des corrections, en lien avec des tests utilisateurs ;
  • Décisif avant un nouveau service pour sécuriser l’orientation, les intitulés et les actions à réaliser, tout en vérifiant l’intégration au dispositif & écosystème existants ;
  • Dans le cadre de marchés publics et de la rédaction d’un cahier des clauses techniques particulières (CCTP) ou cahier des charges, il documente précisément les besoins d’expérience et intègre dès l’amont l’accessibilité (RGAA) et l’éco-conception. L’audit SEO et le système de design font partie aussi des sujets actionnés afin de garantir une mise en œuvre cohérente.

Exemples de livrables

  • Rapport d’audit priorisé (gravité × impact × effort) avec constats illustrés et corrections proposées, page par page.
  • Carte des frictions et opportunités par parcours critique (recherche, formulaire, compte, don, prise de rendez-vous).
  • Tableau des intitulés et messages à corriger (menus, boutons, aides, erreurs) avec principes de reformulation.
  • Grille de vérification UX (heuristiques) et check-list RGAA orientée usages sur les gabarits observés.
  • Principes d’orientation et de navigation (entrées prioritaires, ordre des blocs, liens internes clés).
  • Plan d’actions priorisé et indicateurs de suivi pour mesurer les effets des corrections.

Les bénéfices

  • Moins d’abandons sur formulaires et tunnels (baisse fréquente entre 15 % et 30 %) grâce à moins de champs non essentiels, des aides contextuelles claires et une progression visible.
  • Des tâches clés mieux réussies (prise de rendez-vous, demande d’aide, don, inscription), avec une hausse de complétion de 10 % à 25 % portée par des intitulés explicites et une hiérarchie d’information mieux calibrée.
  • Des accès aux contenus prioritaires en hausse (souvent +20 %) grâce à une navigation recentrée, un maillage interne pertinent et des entrées mieux visibles dès le haut de page.
  • Des coûts de support en recul (moins d’appels et d’e-mails liés à l’incompréhension), car les parcours deviennent plus autonomes et les messages d’erreur indiquent clairement quoi faire.
  • Une conformité RGAA améliorée (accessibilité numérique), avec un risque juridique réduit et une audience effective élargie.

Outils mobilisés

Heuristiques de Nielsen, critères de Bastien et Scapin, principes de perception (proximité, similarité), analyses d’audience et cartes de chaleur (Clarity, ContentSquare), relecture des contenus et des intitulés, grilles RGAA 4.1 / WCAG 2.2 appliquées en situation d’usage.

L’approche croise référencement naturel et expérience d’usage pour des parcours faciles à trouver et faciles à utiliser, portée par une posture AMO indépendante qui garantit des recommandations objectives, actionnables et adaptées à vos contraintes (marchés publics, SI, gouvernance).

Le saviez-vous ?

Moins de choix, plus de décisions. Face à un rayon de confitures trop rempli, choisir prend plus de temps et d’énergie. En interface, le même phénomène apparaît : trop d’options visibles = temps de décision plus élevé et erreurs plus fréquentes (principe de Hick et de Miller). Mieux vaut regrouper, nommer clairement et réserver les détails à des écrans secondaires.

Notre méthodologie

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Réflexion du moment
Dans le cadre de projets d'améliorations continue un audit ergonomique est souvent ce qui permet de mettre le doigt sur des éléments importants comme valoriser l'impact écologique de couches lavables et augmenter ainsi le taux de conversion.