L’audit des concurrents analyse des sites proches (concurrence directe) et voisins (organisations comparables, enjeux similaires) pour comprendre comment ils parlent à leurs publics, quels services ils proposent, et avec quelle qualité d’expérience.

L’objectif n’est pas de copier, mais d’identifier les conventions utiles à reprendre, les idées inspirantes à adapter et les erreurs à éviter. Le regard porte sur les cibles adressées, l’architecture, la navigation, les fonctionnalités clés, les modèles éditoriaux, la recherche, la densité d’information, le vocabulaire, les visuels et schémas explicatifs.

Le périmètre est cadré avec vous, la sélection des sites est validée en atelier, et l’analyse produit des enseignements directement actionnables pour la conception.

À quoi ça sert ?

L’audit des concurrents éclaire votre positionnement et votre façon d’adresser chaque public. Il aide à repérer ce que vos cibles attendent déjà (conventions dominantes) et ce qui peut vous différencier sans créer de friction.

Il permet de prioriser les fonctionnalités réellement utiles, d’aligner le ton et les contenus avec les usages observés, et d’identifier les points de parité (à garantir) comme les axes de différenciation (à assumer).

Les conclusions nourrissent la stratégie de contenu, l’architecture, les gabarits et les exigences à intégrer au cahier des clauses techniques particulières (CCTP) ou cahier des charges, pour une refonte ou une évolution continue mieux orientée et mieux justifiée.

Le saviez-vous ?

La “loi de Jakob” en UX : les usagers passent l’essentiel de leur temps sur d’autres sites et attendent que le vôtre fonctionne de façon similaire. Un benchmark sert aussi à repérer ces conventions partagées (libellés, structures de menu, modes de recherche) afin d’éviter les surprises… et les abandons.

Quand l’activer ?

  • Pertinent en amont d’une refonte pour cadrer l’ambition et poser des repères clairs ;
  • Au fil de l’eau pour vérifier la pertinence d’une évolution (nouvelle rubrique, service, moteur de recherche interne) ;
  • Avant un appel d’offres pour documenter le CCTP avec des références et des critères d’évaluation concrets ;
  • Lors du lancement d’un nouveau service pour sécuriser le périmètre et les priorités (ce qui est indispensable, ce qui peut attendre) ;
  • Dans les contextes publics et associatifs, l’audit facilite les arbitrages en comité et la pédagogie auprès des métiers.

Exemples de livrables

  • Tableau comparatif des cibles, promesses et parcours d’entrée (par site).
  • Grille fonctionnelle : services proposés, prérequis, points forts/faibles et risques (y compris “anti-modèles” à éviter).
  • Analyse éditoriale : ton, niveaux de lecture, densité d’information, exemples de pages de référence.
  • Cartographie des patterns d’interface (navigation, filtres, recherche, fiches) avec recommandations de transposition.
  • Synthèse priorisée : points de parité à garantir, axes de différenciation à assumer, premières implications sur arborescence et gabarits.
  • Note d’intégration CCTP : critères d’évaluation, exemples illustrés et garde-fous.
Extrait de pages composant des rapports d'audit de sites concurrents

Les bénéfices

  • Décisions plus rapides et mieux fondées : les arbitrages éditoriaux et fonctionnels s’appuient sur des exemples concrets, les allers-retours en comité diminuent.
  • Périmètre mieux maîtrisé : moins de fonctions “nice to have”, davantage de priorités claires pour la première version.
  • Positionnement clarifié : messages et preuves alignés avec les attentes des publics, différenciation lisible sans complexifier l’usage.
  • CCTP plus précis : exigences tangibles, critères d’évaluation partagés, réponses fournisseurs plus comparables.
  • Moins de re-travail : conventions respectées, risques d’incompréhension réduits, temps de conception et de recette optimisés.

Outils mobilisés

Sélection conjointe de 3 à 5 sites (directs et “voisins”), grille d’observation structurée, captations et exemples annotés, tableaux comparatifs, ateliers de restitution et décision, références aux heuristiques de Nielsen et aux critères de Bastien et Scapin, prise en compte des obligations d’accessibilité numérique (RGAA) pour les patterns d’accès et de lecture.

L’approche reste contextualisée : les bonnes idées sont réinterprétées pour vos publics et vos contraintes (SI, marchés publics, gouvernance), jamais copiées à l’identique.

Le saviez-vous ?

3 à 5 sites bien choisis valent mieux que 12 survolés. Au-delà, l’effet “bruit” augmente et les signaux utiles se diluent. Un complément ciblé sur 1 ou 2 fonctionnalités (ex. billetterie, prise de rendez-vous) peut s’ajouter pour aller au fond d’un sujet sans perdre la vue d’ensemble.

Notre méthodologie

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Réflexion du moment
Depuis 15 ans nous réfléchissons à la structure de notre audit des concurrents. Ce dernier évolue sans cesse pour présenter une synthèse qui soit de plus en plus actionnable. Du concret et moins de blabla.